T.I.C.I.R

L’initiative repose initialement sur la définition géopolitique de la région en tant que zone intégrée, centrée au grand Sahara, et entourée des trois sous régions complémentaires et coopératives, d’Afrique du Nord, de l’Ouest et du Centre.

 Les interactions sociétales et internationales du Centre du Sahara, affectent les périphéries, caractérisées par la fragilité des Etats et des populations nomades, engendrant la necessaire centralisation du traitement des questions politiques, sécuritaires, économiques/de développement ou sociétales/structurelles. Il n’y a pas de solution aux problèmes sous-régionaux sans s’attaquer à la source du danger.

Dans cette optique, l’analyse géopolitique devient un besoin cognitif permettant de définir les relations de pouvoir à tous les niveaux: régionaux, interrégionaux et internationaux, ainsi que d’examiner les implications du projet pour le système international et ses acteurs influents. Le projet introduit donc, l’inter regionalisation en tant que nouveau paramétre d’analyse, permettant d’interprèter les situations de guerre/paix en fonction de la spécificité sociétale stabilité/mobilité, tout en définissant l’impact environnemental, sécheresse/abondance des ressources  hydriques sur les tendances économiques richesse/pauvreté.

L’introduction de nouveaux concepts géopolitiques relatifs aux regions, aux acteurs, aux équilibres/ déséquilibres, à partir d’une vision et d’indicateurs pluridisciplinaires et interdisciplinaires permet d’identifier les facteurs determinant les menaces pour la stabilité, et contribue à la comprehension du degré de complexité et d’inter-connection entre les acteurs, et à la contextualisation de leurs decisions

L’initiative comprend plusieurs programmes et projets visant à renforcer la coopération et l’intégration dans tous les domaines, y compris ceux qui concernent les crises sociétales ou qui orientent les politiques étatiques. Pour sa réalisation, elle s’appuie sur des ressources nationales et internationals; sans pour autant que l’aide internationale ne représente un frein aux efforts nationaux souverains

Les acteurs locaux de l’Initiative comprennent deux niveaux : le niveau des États, qui concerne les acteurs régionaux influents qui assurent la fonction d’initiateur regional. Il s’agit de: L’Algérie, La Libye, La Mauritanie, La Tunisie, Le Niger, Le Mali, Le Nigeria, Le Sénégal, La Côte d’Ivoire , La Guinée, La Sierra Leone, Le Cameroun, Le Congo, Le Tchad, La Centrafrique et le Rwanda, et ce, à travers un accord de principe sur le développement des relations interétatiques, d’autant plus que des projets bilatéraux ont été réalisés, et d’autres sont en cours de réalisation. Des infrastructures régionales avec un indicateur supérieur à 0,5/1 entre elles, ont la possibilité d’être développées grâce au chemin de fer, et aux transports fluviaux et aériens via l’aéroport Sheikh Amud

Au niveau régional, il existe de nombreuses options de consolidation des relations dans le cadre des structures régionales traditionnelles, à savoir la CEDEAO et la CEEAC. Cependant, des contraintes au renforcement de la cooperation régionale, demeurent en raison du gel de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Une seconde option a trait à la cooperation intersectorielle. Ainsi, dans le domaine de la sécurité, le Comité d’Etat major opérationnel conjoint, et le conseil de sécurité et de paix des États d’Afrique centrale et le mécanisme de maintien de la paix de la CEDEAO, pourraient servir de base à la coopération interrégionale dans le domaine sécuritaire. Dans le domaine de l’environnement, le Comité de lutte contre la désertification et la sécheresse est l’un des programmes de coopération les plus prestigieux, dont le développement et la relance nécessitent des efforts considérables. Plusieurs autres groupements de deux ou plusieurs États sont répartis à travers la region, dont: l’Autorité de Liptako Gourma, fondée en 1970, et réunissant le Mali, le Niger et le Burkina Faso, pour traiter des questions transfrontalières entre les trois États. Il y’a aussi, l’organisation de développement du fleuve Sénégal, et l’organisation du Lac Tchad, ainsi que l’Union des Grands Lacs et l’Union du fleuve Mano entre le Liberia, la Sierra Leon et la Guinée (1973).